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Trois mesures cruciales à prendre pour contrôler vos risques

Les gestionnaires de risque compétents examinent de près ce qui se passe depuis 18 mois et tirent de précieuses leçons alors qu’ils continuent d’aller de l’avant et de se préparer aux menaces que l’avenir peut réserver.

La résilience opérationnelle est une priorité pour de nombreux cadres. Cette résilience doit s’étendre de la chaîne d’approvisionnement au capital humain et à l’infrastructure physique. Les gestionnaires de risque ont mis à l’épreuve leur capacité à réagir aux événements imprévus. Il est maintenant temps de constituer une réserve plus solide pour faire face aux nouveaux risques.

Les gestionnaires de risque peuvent prendre ces trois mesures importantes pour gérer la complexité et l’interdépendance croissantes des risques à l’échelle de l’entreprise :

 

1. Contrôler le récit relatif au risque

Les organisations continuent de faire face à un environnement tarifaire difficile. Les gestionnaires de risque doivent être en mesure d’expliquer de façon convaincante à leurs cadres supérieurs, au conseil d’administration et aux assureurs comment ils gèrent les expositions pour chaque catégorie d’assurance.

Un exposé crédible des risques exige à la fois des données et de l’expertise pour analyser ce que les données montrent au sujet de l’entreprise. L’analyse des données a progressé, même au cours des cinq dernières années. Les organisations qui peuvent tirer des conclusions de leurs données auront un avantage concurrentiel.

Le processus de collecte de données et l’établissement d’une liaison avec le rendement de l’entreprise peuvent aider les gestionnaires de risque à prendre de meilleures décisions stratégiques et financières. Lorsque les gestionnaires de risque disposent des outils appropriés, ils peuvent voir leurs expositions comme un portefeuille de risques plutôt que comme des expositions individuelles. Ces renseignements peuvent les aider à élaborer des programmes d’assurance qui déterminent de façon rentable les risques à conserver et les éléments à transférer.

Il se peut que, malgré leurs relations existantes avec les assureurs, les organisations ne soient pas épargnées par la hausse du prix des couvertures. Les gestionnaires de risque devront comprendre ce qui détermine le coût total du risque afin de réduire le prix de leurs transferts de risques. Si une organisation n’a pas une connaissance détaillée des menaces qui planent sur elle, elle a encore le temps de renforcer ses capacités avant le début de la période de renouvellement.

 

2. Innover pour contenir les coûts

Un solide exposé des risques et l’analyse des données à l’appui ne permettront pas par eux-mêmes de réduire le coût total du risque d’une organisation. Les gestionnaires de risque devront peut-être modifier leurs stratégies et leurs tactiques pour conserver de la souplesse financière en période d’incertitude. Heureusement, les organisations disposent de nombreux leviers pour limiter les coûts :

  • Optimiser les programmes de prévention des pertes pour réduire le risque global. Des programmes bien conçus et alimentés par des données peuvent réduire considérablement les pertes antérieures d’une organisation, améliorer le rendement financier et réduire le coût total du risque. Ces étapes peuvent être simples comme la mise à niveau du système d’extincteurs automatiques à eau d’un entrepôt, dans la mesure où les gestionnaires de risque disposent de preuves pour démontrer comment leurs actions peuvent réduire directement les dommages.
  • Modifier ou regrouper les couvertures pour assurer des primes stables. Une compréhension nuancée et fondée sur des données permet aux gestionnaires de risques de faire des compromis dans les couvertures, afin de maintenir ou de réduire les coûts tout en diminuant l’exposition globale au risque.
  • Utiliser une captive d’assurance pour conserver ou transférer les risques de façon rentable. La volatilité des marchés a incité un plus grand nombre d’organisations à envisager d’autres modes de financement du risque. Les captives d’assurance, où l’assureur est la propriété exclusive de l’assuré, se répandront probablement parmi les entreprises de toutes tailles qui cherchent à améliorer leurs stratégies de gestion des risques, à protéger leur organisation de la volatilité du marché de l’assurance, à réduire le coût du capital et à obtenir une certaine indépendance par rapport aux assureurs.
  • Exploiter le marché des obligations catastrophes pour transférer le risque de catastrophes naturelles. Cette catégorie croissante d’obligations permet de transférer le risque des organisations aux investisseurs et offre aux gestionnaires de risque une capacité supérieure à celle qui est disponible sur le marché de l’assurance.
  • Explorer les options d’assurance paramétrique pour compléter vos couvertures existantes. Ces polices sont payées selon une formule négociée d’avance et peuvent couvrir les expositions non assurées ou non assurables. L’assurance paramétrique permet généralement aux entreprises d’accéder au capital en cas de catastrophe plus rapidement qu’elles ne le feraient si elles utilisaient une assurance traditionnelle.

Pour que toutes ces options fonctionnent comme prévu, les gestionnaires de risque doivent avoir les données et les réflexions nécessaires pour orienter les discussions.

 

3. À l’avenir, appliquer les leçons durement apprises.

La pandémie et le marché ferme ont remodelé de nombreuses stratégies de gestion des risques. Les gestionnaires de risque agiles ont dû se préparer à faire face aux imprévus tout en gérant les menaces existentielles pesant sur leurs entreprises. Ceux qui ont prospéré et même ceux qui ont simplement survécu doivent intégrer ce qu’ils ont appris et continuer à s’améliorer.

Les décisions, petites et grandes, peuvent avoir une incidence sur le coût total du risque d’une organisation. La gestion des risques ne relève pas uniquement d’une personne, d’une équipe ou d’un service. La façon dont les gens s’attaquent aux risques au niveau de la base peut se répercuter au sommet de l’organisation et vice versa. La connaissance de la dynamique complexe de l’émergence et de l’atténuation des risques continuera de poser des défis aux organisations l’année prochaine et dans un avenir prévisible.

La gestion des risques n’est pas un exercice ponctuel. Les contrôles peuvent être modifiés, d’autres données peuvent être recueillies et des formations supplémentaires peuvent être proposées. Les organisations qui ont institutionnalisé leurs bons résultats en matière de gestion des risques et les ont intégrés à leur culture sont mieux préparées à prendre le contrôle de leurs risques jusqu’à la fin de 2021 et au-delà.