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Prendre le contrôle du risque dans le marché volatil de l’assurance risques divers

Il est courant d’augmenter le niveau de risque pris en charge lorsque les prix de l’assurance risques divers sont élevés, mais il est important d’agir de manière stratégique et de bien planifier ses décisions. C’est le bon moment pour les gestionnaires du risque de se montrer proactifs et d’envisager d’autres stratégies de placement afin de contrôler et d’améliorer les résultats en matière de risque.


Le marché nord-américain de l’assurance risques divers a été aux prises avec son marché le plus difficile depuis de nombreuses années : une grande tempête, marquée par l’augmentation des tarifs et la réduction de la capacité, s’est abattue dans la plupart des secteurs d’activité. Les gestionnaires du risque, qui avaient connu des conditions favorables depuis plus d’une décennie, se sont retrouvés avec une énorme pression sur les épaules et doivent maintenant relever de nombreux défis en lien avec des renouvellements d’assurance complexes. Certains changements favorables pourraient venir bientôt, par contre.

Nous observons des signes d’amélioration et une concurrence accrue dans le marché primaire de l’assurance risques divers jusqu’au milieu de l’année 2021, alors que la concurrence vigoureuse du marché primaire fait baisser les tarifs. Il est important de noter les points suivants :

  • La concurrence commence à revenir aux tranches excédentaires et le marché montre des signes d’amélioration au cours du deuxième trimestre de 2021.
  • La concurrence augmente sur les marchés primaires, les taux d’indemnisation des accidents du travail demeurent pratiquement au même niveau, avec des augmentations modérées de l’assurance automobile et de l’assurance civile générale au cours du deuxième trimestre de 2021.
  • Comme les entreprises ont commencé à reprendre leurs activités en 2021, l’augmentation des engagements peut réduire les tarifs ou du moins modérer leur augmentation.[1]

  • Par ailleurs, les assureurs du secteur des risques divers continuent de subir des pressions liées aux litiges et à des verdicts « démesurés ».
  • Les taux d’intérêt extrêmement bas exercent une pression supplémentaire sur les marchés de l’assurance risques divers en raison des risques de longue durée associés à l’assurance contre les accidents du travail et à d’autres secteurs.

Il est essentiel de bien comprendre votre programme d’assurance risques divers afin de gérer votre position de manière proactive tout en cherchant à continuellement l’améliorer dans un marché en évolution. Bien qu’il n’y ait pas de solution miracle sur un tel marché, une stratégie prévoyant le déploiement d’un effort à plusieurs volets pour réduire les coûts des sinistres, notamment le contrôle des risques, la gestion efficace des réclamations et des affaires juridiques, ainsi que la modélisation actuarielle et des risques, est plus essentielle que jamais, car les coûts des sinistres représentent encore plus de 70 % du coût total des risques pour la plupart des grandes organisations nord-américaines.

 

Car les coûts des sinistres représentent encore plus de 70 % du coût total des risques pour la plupart des grandes organisations nord-américaines

Source: Aon Research

 

Idées et stratégies de placement non traditionnelles

Il est encore temps de se montrer proactif en envisageant des idées et des stratégies de placement différentes pour vous aider à contrôler et à améliorer vos résultats en matière de risque. Le fait de conserver plus de risques est un choix courant lorsque les prix de l’assurance demeurent élevés, mais il est important de prendre ces décisions de façon stratégique et réfléchie afin de s’assurer que l’hypothèse de risque convenue est une décision éclairée pour l’organisation et ses principales parties prenantes. L’utilisation de données et de ressources analytiques de premier ordre vous aidera à comprendre la façon judicieuse de dépenser le capital dans les tranches pour lesquelles la fréquence des sinistres est prévisible par rapport aux tranches excédentaires, et dans quel champ vous pouvez vous permettre de conserver les risques. Que ce soit au moyen d’une quote-part ou des tranches excédentaires, envisagez la stratégie optimale de conservation des risques qui aura le moins d’incidence sur vos activités, et qui fournira également un bon équilibre entre le transfert des risques et la rétention. Les facteurs à prendre en considération peuvent comprendre les suivants :

  1. Au cours des décennies de ralentissement du marché, il était considéré comme une stratégie avantageuse de compléter les tranches de transfert de risque avec une couverture à 100 % et des montants de garantie très élevés. Dans le marché actuel, il peut être judicieux d’envisager un programme dans le cadre duquel les risques sont conservés dans certains volets des activités lorsqu’un transfert des risques n’est pas possible ou rentable.
  2. De même, il est important d’examiner les limites totales dans le contexte de multiples analyses comparatives variables, et pas seulement avec les pairs du secteur dont les expositions peuvent être très différentes. La probabilité de sinistre dans les tranches excédentaires peut également être prise en compte afin que le conseil d’administration puisse évaluer le niveau de confiance associé à la souscription d’une assurance.
  3. Quel est le coût du capital dans votre organisation? Bien que l’assurance soit devenue plus onéreuse, il est probable qu’elle permettra une meilleure utilisation des fonds propres conditionnels pour les tranches de transfert qui présentent un risque élevé que la solution consistant à mettre des fonds de côté en cas de catastrophe ou d’événements imprévisibles.
  4. Il existe de multiples façons d’assumer plus de risques dans les tranches de fréquence ou « en action » où les économies de primes peuvent être assez importantes. Ces stratégies peuvent faire appel à des captives, qu’elles soient détenues en propriété exclusive ou qu’elles soient distinctes, mais nombre d’entre elles ne nécessitent pas une captive d’assurance. Il peut s’agir de quotes-parts ou d’hypothèses de risque à tranches plus élevées, de franchises d’autoassurance, de protection en excédent de perte, de financement du risque sur plusieurs années ou d’autres stratégies.

Le déploiement d’une captive peut faciliter l’accès au capital de réassurance, ce qui permet d’accroître le choix des assureurs de première ligne et de réaliser des gains d’efficacité. Il ne faut pas oublier de tenir compte des exigences contractuelles ou de conformité en matière de preuve d’assurance aux fins de responsabilité financière lorsqu’on cherche à accroître la conservation des risques.

 

Étude de cas : Modes alternatifs de financement du risque

Voici un exemple de la façon dont une grande organisation, dont les risques divers sont tout aussi importants et complexes, a économisé une somme importante en primes et a géré le coût total du risque au moyen d’une stratégie de financement des risques non traditionnelle. La société cliente a dû faire face à un intérêt limité du marché pour son programme d’assurance responsabilité civile excédentaire malgré un excellent historique des sinistres. En particulier, le coût de l’assurance responsabilité civile excédentaire principale, qui s’élevait à plus de 10 millions de dollars au-delà de la tranche des 5 millions de dollars, était prohibitif.

L’entreprise a conclu un programme triennal bien conçu, sur un marché proposant des solutions de nancement des risques non traditionnels, qui crée un fonds d’indemnisation des sinistres qui ne sera aecté que lorsqu’il y a des demandes de règlement dans cette tranche. Le prol des coûts sur trois ans change radicalement, qu’il y ait ou non des demandes de règlement. Cette stratégie ecace réduit de moitié les coûts de l’organisation pendant les années où il n’y a pas de demandes de règlement, mais même s’il y en a, les coûts sont équivalents à ceux qu’une approche d’assurance traditionnelle aurait engendrés.

Source: Aon Research

 

Voici un exemple de la façon dont une grande organisation, dont les risques divers sont tout aussi importants et complexes, a économisé une somme importante en primes et a géré le coût total du risque au moyen d’une stratégie de financement des risques non traditionnelle. La société cliente a dû faire face à un intérêt limité du marché pour son programme d’assurance responsabilité civile excédentaire malgré un excellent historique des sinistres. En particulier, le coût de l’assurance responsabilité civile excédentaire principale, qui s’élevait à plus de 10 millions de dollars au-delà de la tranche des 5 millions de dollars, était prohibitif.

L’entreprise a conclu un programme triennal bien conçu, sur un marché proposant des solutions de financement des risques non traditionnels, qui crée un fonds d’indemnisation des sinistres qui ne sera affecté que lorsqu’il y a des demandes de règlement dans cette tranche. Le profil des coûts sur trois ans change radicalement, qu’il y ait ou non des demandes de règlement. Cette stratégie efficace réduit de moitié les coûts de l’organisation pendant les années où il n’y a pas de demandes de règlement, mais même s’il y en a, les coûts sont équivalents à ceux qu’une approche d’assurance traditionnelle aurait engendrés.

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Dans ce marché volatil de l’assurance risques divers, il est important d’envisager plusieurs stratégies et de mettre sur pied des plans qui peuvent vous aider à orienter votre processus de renouvellement et à acquérir plus de contrôle sur le marché. Sur le plan stratégique, le fait de prévoir hâtivement votre processus de renouvellement en vous prévalant de données de marketing complètes et exactes et d’analyses réfléchies et sur mesure que vous présenterez à vos parties prenantes contribuera à votre réussite.


[1] National Casualty Quarterly Rate Report – Q2 2021, Aon (en anglais)