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Ces trois mesures cruciales vous aideront à améliorer votre programme de gestion des risques

Deux années de perturbations liées à la COVID-19, de problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement, d’événements causés par les changements climatiques et plus encore ont envoyé des messages clairs aux gestionnaires de risque et à leurs organisations alors qu’ils continuent d’aller de l’avant et de se préparer aux menaces que l’avenir peut réserver.

La résilience opérationnelle est une priorité pour de nombreux cadres. Cette résilience doit s’étendre de la chaîne d’approvisionnement au capital humain et à l’infrastructure physique. Les gestionnaires de risque ont mis à l’épreuve leur capacité à réagir aux événements imprévus. Il est maintenant temps de repenser la gestion des risques et de raffermir notre volonté à faire face aux nouveaux risques.

Les gestionnaires de risque peuvent prendre ces trois mesures importantes pour gérer la complexité et l’interdépendance croissantes des risques à l’échelle de l’entreprise :

 

1. Contrôler le récit relatif au risque

Les organisations continuent de faire face à un environnement tarifaire difficile, bien que quelques signes pointent vers un ralentissement des tarifs en 2022. Comme les tarifs, la capacité et la rétention continuent d’être des enjeux, les gestionnaires de risque doivent être en mesure d’expliquer de façon convaincante à leurs cadres supérieurs, au conseil d’administration et aux assureurs comment ils gèrent les expositions pour chaque catégorie d’assurance.

 

Les gestionnaires de risque doivent être en mesure d’expliquer de façon convaincante à leurs cadres supérieurs, au conseil d’administration et aux assureurs comment ils gèrent les expositions pour chaque catégorie d’assurance.

 

Un exposé crédible des risques exige à la fois des données et de l’expertise pour analyser ce que les données montrent au sujet de l’entreprise. L’analyse des données a progressé, même au cours des cinq dernières années. Les organisations qui peuvent tirer des conclusions de leurs données auront un avantage concurrentiel.

Le processus de collecte de données et l’établissement d’une liaison avec le rendement de l’entreprise peuvent aider les gestionnaires de risque à prendre de meilleures décisions stratégiques et financières. Lorsque les gestionnaires de risque disposent des outils appropriés, ils peuvent voir leurs expositions comme un portefeuille de risques plutôt que comme des expositions individuelles. Ces renseignements peuvent les aider à élaborer des programmes d’assurance qui déterminent de façon rentable les risques à conserver et les éléments à transférer.

Malgré leurs relations existantes avec les assureurs, les organisations ne seront pas épargnées par la hausse des tarifs. Les gestionnaires de risque devront comprendre ce qui détermine leurs coûts liés au risque, en particulier sur le marché du transfert du risque. Si une organisation n’a pas une connaissance détaillée des menaces qui planent sur elle, elle a encore le temps de renforcer ses capacités avant le début de la période de renouvellement.

 

2. Innover pour contenir les coûts

Un solide exposé des risques et l’analyse des données à l’appui ne permettront pas par eux-mêmes de réduire les coûts d’une organisation en matière de risque. Les gestionnaires de risque devront peut-être repenser leurs stratégies de risque et leurs tactiques pour conserver de la souplesse financière en période d’incertitude. Heureusement, les organisations disposent de nombreux leviers pour limiter les coûts, notamment de solides programmes de contrôle des risques et des solutions de rechange en matière de risque :

  • Optimiser les programmes de contrôle des risques pour réduire le risque global. DDes programmes bien conçus et alimentés par des données peuvent réduire considérablement les pertes antérieures d’une organisation, améliorer le rendement financier et réduire les coûts liés au risque. Ces étapes peuvent être simples comme la mise à niveau du système d’extincteurs automatiques à eau d’un entrepôt, dans la mesure où les gestionnaires de risque disposent de preuves pour démontrer comment leurs actions peuvent réduire directement les dommages.
  • Modifier ou regrouper les couvertures pour atténuer les augmentations de tarifs. Une compréhension nuancée et fondée sur des données permet aux gestionnaires de risque de faire des compromis dans les couvertures, afin de maintenir ou de réduire les coûts tout en diminuant l’exposition globale au risque.
  • Utiliser une captive d’assurance pour conserver ou transférer les risques de façon rentable. La volatilité des marchés a incité un plus grand nombre d’organisations à envisager des solutions de rechange en matière de risque. Les captives d’assurance, où l’assureur est la propriété exclusive de l’assuré, est une option viable parmi les entreprises de toutes tailles qui cherchent à repenser leur accès au capital, à améliorer leurs stratégies de gestion des risques, à protéger leur organisation de la volatilité du marché de l’assurance et à obtenir une certaine indépendance par rapport aux assureurs.
  • Exploiter le marché des obligations catastrophes pour transférer le risque de catastrophes naturelles. Cette catégorie croissante d’obligations permet de transférer le risque des organisations aux investisseurs et offre aux gestionnaires de risque une capacité supérieure à celle qui est disponible sur le marché de l’assurance.
  • Explorer les options d’assurance paramétrique pour compléter vos couvertures existantes.

    Ces polices sont payées selon une formule négociée d’avance et peuvent couvrir les expositions non assurées ou non assurables. L’assurance paramétrique permet généralement aux entreprises d’accéder au capital en cas de catastrophe plus rapidement qu’elles ne le feraient si elles utilisaient une assurance traditionnelle.

    Pour que toutes ces options fonctionnent comme prévu, les gestionnaires de risque doivent avoir les données et les réflexions nécessaires pour orienter les discussions.

 

3. À l’avenir, appliquer les leçons durement apprises.

Le marché ferme et les événements mondiaux des 24 derniers mois ont remodelé de nombreuses stratégies de gestion des risques. Les gestionnaires de risque agiles ont dû se préparer à faire face aux imprévus tout en gérant les menaces existentielles pesant sur leurs entreprises. Ceux qui ont prospéré et même ceux qui ont simplement survécu doivent intégrer ce qu’ils ont appris et continuer à s’améliorer. Parallèlement, une gestion inefficace des risques s’est avérée être une menace à la fois pour les organisations et les gestionnaires de risque.

La gestion des risques touche l’ensemble des entreprises. La façon dont les gens s’attaquent aux risques au niveau de la base peut se répercuter au sommet de l’organisation et vice versa.  La connaissance de la dynamique complexe de l’émergence et de l’atténuation des risques continuera de poser des défis aux organisations l’année prochaine et dans un avenir prévisible.

La gestion des risques n’est pas un exercice ponctuel. Les contrôles peuvent être modifiés, d’autres données peuvent être recueillies et des formations supplémentaires peuvent être proposées. Les organisations qui ont institutionnalisé leurs bons résultats en matière de gestion des risques et les ont intégrés à leur culture sont mieux préparées à prendre le contrôle de leurs risques à long terme.