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5 mythes sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance qui peuvent nuire à leur véritable incidence

L’année 2020 a été marquée par des changements et des perturbations importants, en raison d’une pandémie unique et d’importants changements sociaux et environnementaux. Ces éléments ont contribué à faire prendre conscience aux entreprises, grandes et petites, de l’incidence des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Il est essentiel de bien présenter la proposition et le message de votre entreprise en la matière, car ces facteurs font de plus en plus partie intégrante de la façon dont les affaires sont menées. Les facteurs ESG ont une incidence sur le rendement des entreprises, et les recherches ont montré que les entreprises qui se concentrent sur ces facteurs obtiennent des rendements boursiers plus élevés et un meilleur rendement[1].

Les investisseurs ont appris que les facteurs ESG les aident à mieux comprendre une entreprise grâce à un aperçu de son comportement et de sa façon d’agir, de réagir et de s’adapter en fonction de divers facteurs ESG, ce qui peut se traduire par de meilleures décisions en matière de gestion des risques et de placement[2].

L’investissement ESG consiste à examiner les renseignements non financiers associés à un placement afin de déterminer les risques et les avantages potentiels associés à la façon dont l’entreprise traite les questions environnementales, sociales et de gouvernance[3].

La COVID-19 a braqué davantage les projecteurs sur les pratiques ESG, en montrant l’incidence de la pandémie sur les entreprises, les domaines dans lesquels elles ont bien réagi, ceux dans lesquels elles ont échoué et les occasions qu’elles ont d’améliorer leurs pratiques ESG à l’avenir[4].

Les facteurs ESG sont là pour de bon, mais certaines entreprises peuvent avoir de la difficulté à comprendre ce qu’ils signifient. Elles veulent une simple liste à suivre, mais c’est plus compliqué que cela. Il s’agit de déterminer les enjeux qui sont importants pour votre entreprise et votre secteur. Alors que l’intérêt pour les facteurs ESG augmente, des mythes et des perceptions erronées persistent et il faut les réfuter pour aider les entreprises à exploiter pleinement le potentiel des facteurs ESG[5].

 

Mythe 1 : Les stratégies ESG peuvent facilement être reproduites.

En fait, on ne peut pas simplement reproduire la stratégie ESG de ses pairs. Les facteurs ESG peuvent être très différents d’une entreprise à l’autre, et votre programme ESG sera unique en fonction des faits et des circonstances propres à votre entreprise. Bien qu’il existe des lignes directrices générales dans des secteurs particuliers, il incombe à chaque organisation de mener ses activités d’une manière distincte qui procure de la valeur aux parties prenantes, aux clients, aux employés et aux investisseurs.

 

Mythe 2 : En période de crise, il faut accorder la priorité à la rentabilité plutôt qu’aux facteurs ESG.

On a l’impression qu’en période de crise financière, les entreprises et les actionnaires ne se soucient que de la rentabilité. En fait, les facteurs ESG deviennent encore plus importants dans tout type de repli. Les crises comme la pandémie mondiale actuelle mettent souvent en évidence les risques non financiers au sein des entreprises et à quel point ils peuvent être dommageables pour les résultats. Par exemple, les sociétés ouvertes pourraient constater que leurs décisions en matière de capital humain en réponse à la COVID-19 ont une incidence sur la façon dont les actionnaires votent et interagissent avec l’entreprise.

 

Mythe 3 : En matière de facteurs ESG, le « E » est la seule lettre qui compte vraiment.

De nombreuses entreprises sont maintenant à l’aise avec la gouvernance, le « G ». De plus en plus, le « E », soit l’environnement, retient l’attention des médias et des actionnaires, en particulier en raison des préoccupations croissantes au sujet des changements climatiques. Les considérations sociales – le « S » – sont également passées au premier plan quand les entreprises ont eu à faire face à la COVID-19[6].

La façon dont les entreprises traitent leurs employés, interagissent avec leurs clients et gèrent leurs chaînes d’approvisionnement relève des facteurs ESG. Par exemple, la pandémie de COVID-19 a souligné l’importance de disposer d’une robuste infrastructure de télétravail, y compris de solides réseaux et pratiques de cybersécurité. Pour les entreprises qui ont dû développer ces capacités à la volée, le manque de planification ESG s’est révélé problématique[7].

De plus, les entreprises qui avaient de bonnes politiques en matière de congés de maladie des employés étaient mieux placées pour faire face à la COVID-19 que celles qui se sont empressées d’élaborer des politiques pour réagir à la pandémie. Et les entreprises non essentielles qui ont refusé de fermer ou d’échelonner leurs quarts de travail pour réduire l’exposition des employés, ou qui n’ont pas fourni d’équipement de nettoyage ou de protection supplémentaire, ne se sont pas montrées à la hauteur surles questions sociales[8].

 

Mythe 4 : Les facteurs ESG sont liés au fait d’être une « gentille » entreprise.

Il est important que les entreprises fassent la distinction entre les éléments qui peuvent avoir une incidence positive ou négative réelle sur leurs activités.

Aussi importants que puissent être les activités caritatives et le bénévolat, ils ne sont pas nécessairement axés sur l’atténuation des risques opérationnels. Par exemple, la lecture à des élèves défavorisés par des employés afin d’améliorer l’alphabétisation est une bonne cause. Mais pour une entreprise aux prises avec des défis liés à la diversité de sa main-d’œuvre, les activités ESG présentant une incidence potentielle plus importante pourraient comprendre l’établissement de relations de recrutement avec des femmes et des étudiants issus de minorités dans les écoles secondaires et les collèges, ainsi que l’établissement d’une culture d’entreprise plus inclusive[9].

 

Mythe 5 : Les facteurs ESG sont surtout axés sur la rentabilité pour les investisseurs.

Les pratiques ESG peuvent certainement produire un meilleur rendement pour les entreprises, et des études l’ont démontré[10]. Mais les actionnaires ne sont pas les seuls bénéficiaires. Les facteurs ESG sont essentiels à la résilience des entreprises. De plus, l’intégration des facteurs ESG à la gestion des risques de l’entreprise améliorera l’uniformité et la cohérence de la gestion des risques liés au développement durable. [11] Il s’agit de créer au fil du temps une entreprise durable et résiliente qui tient compte des risques difficiles à cerner dans une feuille de calcul, afin que les employés aient des emplois et que les clients obtiennent des produits et des services. De plus, les entreprises durables sont celles où les gens veulent travailler[12].


[1] Five ways that ESG creates value (en anglais)

[2] After the Pandemic: ESG Investing Trends for 2021 and Beyond (en anglais)

[3] 2019 Global Perspectives on Responsible Investing (en anglais)

[4] [5] Why ESG is Even More Important in a Crisis Like COVID-19 (en anglais)

[6] ESG in the Time of COVID-19 (en anglais)

[7] [8] COVID-19 and the Rising Importance of the ‘S’ in ESG (en anglais)

[9] Why the ESG Spotlight Should be on Diversity and Inclusion in 2021 (en anglais)

[10] Research Finds ESG Activities Drive Better Financial Performance (en anglais)

[11] Why integrating ESG into your business could be the key to its resilience (en anglais)

[12] Why ESG is Even More Important in a Crisis Like COVID-19 (en anglais)